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Pierre Célestin Kabala : ‘‘ Notre football sera bien coté non seulement du point de vue de ses performances techniques, mais aussi pour ses valeurs morales’’. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Irisfootball.com / Nico Kassanda   
Samedi, 17 Octobre 2015 17:42

La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) vient de mettre sur pied une commission ad hoc composée essentiellement des journalistes sportives dans le but de lutter contre les violences dans les stades. C’est dans cette optique que la rédaction d’Iris football s’est entretenue avec Pierre Célestin Kabala Mwana Mbuyi, Premier Vice-président de cette structure et Président de l’association des journalistes sportifs du Congo (AJSC).

Au cours de cet entretien, Kabala a indiqué que le football Congolais sera bien coté non seulement du point de vue de ses performances techniques, mais aussi pour ses valeurs morales’’.

La FECOFA vient de créer une commission ad hoc chargé de lutter contre la violence dans le football. Pourquoi cette structure est essentiellement composée des journalistes sportives ?

Kabala : la première chose que nous pouvons retenir est qu’entre la presse et le sport, il existe un lien de mariage, d’amour et des raisons. Vous savez, il existe des journalistes qui ont donné naissance à certaines disciplines sportives reconnues à travers le monde. Et aujourd’hui, si la presse existe, c’est parce qu’il existe des sports. Donc, vous comprenez que l’existence de l’un dépend de celle de l’autre. Cela veut dire qu’il existe des rapports dialectiques entre le medias et le sport. Lorsque le sport est pratiqué dans la paix, c’est tout le monde qui en tire profit. Mais lorsqu’il est pratiqué dans un espace de trouble, personne ne peut évoluer dans toute quiétude. Les medias ne sont pas là pour relayer les combats des gladiateurs, des troubles et des voies des faits. Les medias sont là pour relayer les activités pacifiques des compétitions sportives qui sont règlementées et qui n’autorisent pas la violence.

Pourquoi faire appel seulement à la presse sportive pour éradiquer ce fléau alors qu’il existe différentes structures qui peuvent militer contre la violence ?

Le fait que la FECOFA ait appel à quelques membres de la presse sportive pour participer à la lutte contre la violence dans le football, cela rejoint même la mission de la presse sportive. Les statuts de  l’Association des journalistes sportives du Congo (AJSC) prônent justement la lutte contre la violence dans les stades. Les journalistes ont toujours été les premières personnes à créer très fort et à condamner et à dénoncer les éléments de la violence

Quelle est la mission principale que doit accomplir votre commission ?

La mission principale est celle de suivre et promouvoir l’application des résolutions de Béatrice, des résolutions adoptées lors du séminaire axé contre la violence, organisé la FECOFA. N’oubliez pas que l’AJSC avait à son tour organisé un séminaire congrès à l’intention de ses membres pour voir quelle être la contribution de la presse sportive à l’éradication de la violence dans le football.

Selon vous, quelle la contribution presse face à l’éradication de la violence dans les milieux des footballeurs ?

La mission principale que s’assigne la presse sportive pour éradiquer la violence dans le football, c’est bel et bien l’application des sanctions. C’est là où nous informons l’opinion sportive que notre commission pour mission d’émettre des suggestions, des propositions. Elle n’est pas une commission à pouvoir exécutif. Nous sommes là pour d’abord pour aider la FECOFA et pour aboutir au souhait des résolutions pour la pratique d’un football sans violence.

Quels sont les facteurs sur lesquels vous vous appuyer pour réussir votre mission ?

La première chose est que nous devons nous disposer d’un règlement qui nous permette d’identifier les faits de la violence, les causes de la violence dans la pratique du sport dans notre pays. Ensuite, un monitoring doit être organisé régulièrement pour relever tous les actes de violence. Après cela, nous allons proposer des sanctions qui seront conformes à l’éthique et à la déontologie dans le domaine du sport et cela dans le respect des valeurs morales que prônent le sport. Car, il existe une morale sportive.

Quelle différence faites-vous entre la mission qui vous a été confiée et la celle du pouvoir public en ce qui concerne la prise des sanctions contre les auteurs de violence.

La différence essentielle réside dans la prise des sanctions dans chaque secteur. Le pouvoir public lui prend des sanctions pénales. Il se pourrait que les sanctions pénales n’arrivent pas éteindre un mal qui est ancré dans la société. Le pouvoir disciplinaire lui vient avec des sanctions disciplinaires. Mais lorsque celles-ci sont précédées des complaisances, parfois ça ne résout pas le mal.  Il faudra alors ajouter les sanctions morales.

Comment allez-vous procéder pour relayer le même message au niveau des provinces

L’idéal est qu’on ait des antennes dans chaque province qui doivent nous permettre de suivre de près tous les faits et actes de violence qui se commette même dans les coins les plus reculés. Comme dans les provinces, il y a des entités sub-délégataires dans le domaine du football, il y aura dans chaque province dans antennes de la commission nationale.

Votre mot de la fin

Le souhait est que cette commission puisse avoir une longue vie et que les membres qui sont commis, soient activement à la tâche. C’est ainsi que notre football sera bien coté non seulement du point de vue de ses performances techniques, mais aussi pour ses valeurs morales’’.

 

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