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Home Interview Mulumbu : « Ibenge n’est pas assez respecté en RDC, la grogne monte chez les Léopards »


Mulumbu : « Ibenge n’est pas assez respecté en RDC, la grogne monte chez les Léopards » PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 02 Juillet 2015 14:25

Récemment rentré de ses vacances à Miami, Youssouf Mulumbu prépare sa reprise avec Norwich City, son nouveau club en Angleterre. Mais le capitaine de la RDC, qui revient sur son départ de West Bromwich Albion (WBA), évoque aussi les Léopards et le cas de Florent Ibenge, qui accuse des arriérés de salaire.

Jeune Afrique : Vous avez quitté WBA pour Norwich, un promu. Mais on ne sait pas grand-chose de votre départ…

Youssouf Mulumbu : J’étais en fin de contrat à WBA, où j’évoluais depuis six ans. J’avais des contacts en Angleterre (Swansea, Cristal Palace, Watford), puisque je souhaitais rester en Premier League, le championnat qui convient le mieux à mon jeu et à mon caractère. J’avais aussi des contacts avec des championnats exotiques. De plus, j’ai peu joué la saison dernière (16 matches), avec l’arrivée de Tony Pulis, l’entraîneur. Je voulais donc relever un nouveau challenge, voir autre chose, et avec Norwich, tout s’est fait très vite. Mais même si je respecte beaucoup les dirigeants de WBA, leur communication m’a un peu étonné.

Pourquoi ?

Ils ont laissé croire aux supporters qu’ils ne voulaient pas me conserver, alors que c’est moi qui ai demandé à partir, et que l’option pour une prolongation ne soit pas activée. Je n’ai rien voulu dire au début, mais il fallait que je donne ma version. Et puis, lors du dernier match de la saison face à Chelsea, je suis resté sur le banc de touche. Je pense qu’on aurait pu me faire jouer ne serait-ce qu’une minute ! C’est ainsi, mais aujourd’hui, je suis totalement tourné vers mon nouveau challenge avec Norwich, qui tente de faire venir mon compatriote Dieumerci Mbokani.

Parlons des Léopards. Êtes-vous toujours le relais de Florent Ibenge en Europe, où il vous arrive fréquemment de parler du projet sportif à des joueurs potentiellement sélectionnables pour la RDC ?

Oui, mais peut-être un peu moins qu’avant, car les résultats plaident en notre faveur. La RDC est regardée différemment, surtout depuis la troisième place obtenue à la dernière CAN. Et ces résultats, on les doit en partie au coach. D’ailleurs, j’estime qu’il n’est pas assez respecté, alors qu’il fait un boulot énorme. Il n’hésite pas à s’investir beaucoup pour la sélection [Ibenge est également entraîneur de l’AS Vita Club, NDLR], et on se comporte avec lui d’une façon qui n’est pas correcte.

Que voulez-vous dire ?

On sait qu’il n’a pas reçu tous ses salaires. Ce n’est pas normal. La fédération congolaise et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités. Patrice Neveu ou Claude Le Roy, qui ont entraîné la RDC, avaient des salaires plus importants que celui d’Ibenge, et je n’ai jamais entendu dire qu’ils avaient plusieurs mois de retard dans le versement des salaires. Pourquoi se comporte-t-on ainsi avec lui ? Les joueurs sont tous solidaires. On ne restera pas sans rien faire. Je peux vous assurer que la grogne monte chez nous. On en parle entre nous.

Qu’envisagez-vous ?

On a un match début septembre contre la Centrafrique, en qualifications pour la CAN 2017. Nous allons rencontrer toutes les parties concernées : le coach, la fédération, le gouvernement. On doit trouver une solution et vite. Si rien ne bouge, on agira.

En faisant grève ?

On ne prendra aucune décision extrême tant que nous n’aurons pas rencontré tout le monde. Il faut être logique : on ne peut pas avoir des ambitions en voulant se qualifier pour la CAN et la Coupe du monde, faire venir des joueurs qui hésitaient à le faire, instaurer un cadre de travail plus professionnel au sein de la sélection et payer le sélectionneur national, à qui on doit beaucoup, avec du retard. Ce n’est pas acceptable !

Où en est votre fondation (FYM, Fondation Youssuf Mulumbu) à Kinshasa ?

Mon club de Norwich a décidé de s’impliquer. Cela fait presque trois ans que la fondation existe. Les premières années, on a pu fournir des vêtements et de la nourriture à des orphelinats et des lits à des hôpitaux. La suite, c’est la construction d’une école agréé par l’éducation nationale, car le pays souffre d’un déficit au niveau éducatif.

 

 

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